L'homme de Kaboul

Découvrez L'Homme de Kaboul, le nouveau thriller de Cedric Bannel, publié chez Robert Laffont. Une enquête policière saisissante, plébiscitée par de grands éditeurs du monde entier avant même sa sortie en France.

Poursuites sur Kaboul

Par Monoceros

Richesse. Le mot jaillit dès la dernière page tournée et le livre refermé.

Richesse à chaque strate d’un roman à la fois policier, d’espionnage et historique totalement contemporain.

Richesse dans la composition, l’articulation de situations éloignées les unes des autres, destinées cependant à se rejoindre.

Richesse dans le vocabulaire très ciblé décrivant les lieux géographiques et les expressions locales pour désigner objets, vêtements ou personnages…

Richesse encore dans le sens premier du mot, car l’argent est bien sûr la clé de l’ensemble sur fond de misère extrême.

Qui est l’Homme de Kaboul ?

Oussama Kandar, deux mètres de haut, chef très respecté de la police de Kaboul, homme droit, intègre, musulman profondément croyant, fut néanmoins un sniper dans l’Alliance du Nord auprès du Commandant Massoud. Il hait les Talibans pour ce qu’ils ont fait de l’Afghanistan pendant leur règne. Oussama Kandar est chargé de mener l’enquête sur la mort de Wali Wadi, un homme riche, obscur, secret.

Si nous en étions restés à l’Afghanistan du régime des Talibans avec les « Hirondelles de Kaboul» de Yasmina Khadra, Cédric Bannel, dans chacun de ses pas, nous entraîne désormais à la découverte de l’Afghanistan du Président Amin Karzaï et des Forces de la Coalition. Il sait nous décrire de façon flamboyante la complexité de la situation afghane actuelle, les forces en présence, la diversité des ethnies, leur situation respective et leur place dans le pays…

A des milliers de kilomètres de Kaboul, à Berne, en Suisse, Nick Snee, un jeune analyste, travaille au sein d’une organisation, « l’Entité », chargée de missions secrètes pour le compte de gouvernements et de grandes entreprises multinationales. Entraîné malgré lui par son partenaire et ami Werner, le voilà traquant le directeur financier d’un puissant groupe de Lobbying de Lausanne, en fuite avec en sa possession un C.D. jugé compromettant.

Nous suivons Nick à la poursuite du fugitif dans les plus sordides endroits de Zurich, et nous réalisons bientôt que « Les Filles du Limmatquai » et le « Kreis 5 » n’étaient pas simplement l’oeuvre de l’imagination de l’artiste suisse Stephan Eicher mais avaient une réalité très éloignée des images au charme désuet de la riche Confédération Hélvétique.

A Kaboul, Oussama Kandar échappe plusieurs fois à la mort et s’aperçoit rapidement que son enquête dérange, tandis que Nick Snee en Suisse se sent autant menacé que le fugitif qu’il poursuit. Mais tous deux ont en commun curiosité, opiniâtreté et intégrité. Pour leur sécurité respective, l’un utilise ses réseaux d’amis afghans, l’autre agit en solitaire.

Pourquoi et qui dérangent-ils ? Dans cette question réside tout l’art de Cédric Bannel qui après nous avoir planté des décors et des situations d’un réalisme époustouflant, va échafauder un scénario à la James Bond dont le fond serait digne d’un polar le plus sombre.

Verrons-nous peut-être un jour l’Homme de Kaboul au cinéma ? Cet excellent roman possède toutes les qualités pour faire naître un bon film.

Posté par Staff Melyonen - Monoceros - Commentaires [0] - Permalien [#]
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